Votre charpente porte tout : on la répare avant qu'elle ne cède
Un toit qui creuse entre deux murs, des bois qui sonnent creux, de la sciure sous une poutre : la charpente parle avant de lâcher. Giovanni monte dans les combles, sonde chaque pièce et vous dit ce qui se renforce, ce qui se remplace et ce qui peut attendre.
Comment une charpente se fatigue
Les charpentes des maisons du Centre sont en bois, chêne ou résineux, montées en fermes ou en pannes sur pignons. Les pannes sont les grosses poutres horizontales qui vont d'un pignon à l'autre, les chevrons les pièces inclinées qui descendent du faîte vers la gouttière, la sablière la poutre posée sur le haut du mur qui reçoit le pied des chevrons.
Trois choses les fatiguent. L'eau d'abord : une fuite ancienne, une gouttière qui déborde contre la sablière, une cheminée dont le solin a lâché, et le bois reste humide des années, ce qui attire le champignon. Les insectes ensuite : capricornes et vrillettes creusent le résineux et l'aubier du chêne, et se repèrent aux petits trous ronds et à la sciure fine. La charge enfin : une toiture en tuiles béton posée sur une charpente prévue pour l'ardoise, une panne qui a séché et s'est fendue, un pignon qui a bougé et ne soutient plus la panne au même endroit.
Le résultat se voit depuis la rue : un toit qui creuse au milieu, une ligne de faîte qui ondule, des tuiles qui se déplacent toujours à la même place.
Le diagnostic, dans les combles, pièce par pièce
Giovanni monte dans les combles avec une lampe, un poinçon et un appareil photo. Il sonde chaque pièce accessible : un poinçon qui s'enfonce facilement dit un bois pourri ou mangé ; un son creux sous le marteau dit une galerie d'insectes ; une trace blanche ou brune en cordons dit un champignon. Il regarde les assemblages, là où les pièces se rejoignent et où l'eau et la faiblesse se concentrent, et les appuis des pannes dans les pignons.
Il cherche aussi la cause : la fuite qui a mouillé, la ventilation qui manque, le solin ouvert. Réparer un bois sans supprimer la cause, c'est le remplacer à nouveau dans dix ans.
Vous recevez un relevé photographié, pièce par pièce, avec trois niveaux : ce qui est sain, ce qui se traite et se surveille, ce qui doit être renforcé ou remplacé. Le devis suit cette liste.
Renforcer sans tout démonter
La plupart des charpentes anciennes se réparent sans dépose de la toiture. Un chevron pourri au pied se coupe et se prolonge par une pièce neuve assemblée et boulonnée. Une panne fendue se moise : on la prend en sandwich entre deux pièces de bois ou deux plats métalliques boulonnés, qui reprennent la charge. Un assemblage ouvert se resserre avec des ferrures. Un appui de panne qui s'écrase dans le pignon se reprend avec une semelle, c'est-à-dire une plaque qui répartit la charge sur le mur.
Quand une pièce est trop atteinte, on la remplace en étayant la toiture pendant l'opération, ce qui demande d'ouvrir localement la couverture. C'est chiffré, photographié et daté avant d'être fait.
Si la charpente est globalement trop faible pour ce qu'elle porte, par exemple après un changement de couverture, on ajoute des pièces, pannes intermédiaires ou renforts de chevrons, pour ramener les portées à ce que le bois supporte.
Traiter les insectes et le champignon
Après avoir sondé, on sait ce qui est atteint. Les bois mangés en surface sont bûchés, c'est-à-dire débarrassés de la partie dégradée jusqu'au bois sain, puis traités avec un produit adapté, par pulvérisation ou par injection dans les pièces épaisses. Les bois dont la section restante ne suffit plus sont remplacés ou renforcés.
Le champignon, dont la mérule est le plus redouté, se traite en supprimant d'abord l'humidité qui le nourrit, puis en traitant les bois et la maçonnerie autour, parce qu'il circule dans les joints des murs. Dans ce cas, le gros oeuvre et la charpente se traitent ensemble, et c'est précisément ce que B.G.O Toiture peut faire sous une seule responsabilité.
Nous ne vendons jamais un traitement sans diagnostic : un bois sec et sain n'a pas besoin de produit.
Modifier une charpente pour aménager les combles
Aménager des combles demande souvent de dégager l'espace : supprimer un entrait ou un poinçon qui coupe la pièce en deux, créer une lucarne, ouvrir pour une fenêtre de toit ou poser un chevêtre autour d'une cheminée. Chaque pièce retirée portait quelque chose, et il faut reporter cette charge ailleurs avant de la couper.
Giovanni étudie la modification avec vous, chiffre les renforts, et quand la structure le demande, travaille avec un ingénieur en stabilité dont l'intervention figure sur le devis. Les combles aménagés changent aussi l'isolation, la ventilation et l'accès, et tout cela se pense d'un coup.
Charpente, pignon et toiture : le même chantier
Une panne qui s'enfonce dans un pignon, c'est un problème de charpente et de maçonnerie. Un chevron pourri sous une noue, c'est un problème de charpente et de zinguerie. Une sablière qui a bu l'eau d'une gouttière, c'est un problème de charpente, de gouttière et de haut de mur. B.G.O Toiture a l'accès à la profession pour la toiture et le gros oeuvre, et répare la cause et la conséquence dans le même passage, avec un seul devis et un seul responsable.
Questions fréquentes
Comment savoir si ma charpente est attaquée par des insectes ?
Cherchez de petits trous ronds dans le bois et de la sciure fine en dessous, surtout au printemps et en été ; un sondage au poinçon dit si l'attaque est superficielle ou profonde.
Faut-il démonter la toiture pour réparer une charpente ?
Rarement : la plupart des renforcements, moisage, prolongement de chevron, semelle d'appui, se font depuis les combles ; seul le remplacement complet d'une pièce demande d'ouvrir localement la couverture.
Mon toit creuse au milieu, est-ce dangereux ?
C'est le signe d'une panne ou d'un chevron qui fléchit, et il faut le faire sonder avant l'hiver et ses charges de neige ; le relevé dit si c'est stable depuis longtemps ou si cela évolue.
Qu'est-ce que la mérule et comment la reconnaît-on ?
C'est un champignon qui se nourrit de bois humide et qui circule aussi dans les joints des murs ; on le reconnaît à ses cordons blancs ou bruns et à un bois qui se casse en cubes, et il se traite en supprimant d'abord l'humidité.
Peut-on supprimer une poutre pour aménager les combles ?
Oui si la charge qu'elle portait est reprise ailleurs par des renforts, étudiés avec un ingénieur en stabilité quand la structure le demande ; on ne coupe jamais une pièce de charpente sans avoir prévu ce report.
Une fuite, une infiltration, une fissure, un pied de mur qui boit ?
Décrivez-le en quelques questions, avec une photo, et Giovanni Boccadifuoco vous rappelle pour fixer le relevé, au Roeulx, à La Louvière et dans toute la région du Centre. Du sol au faîte, une seule équipe.